Tickbox promeut et facilite clairement le piratage selon Hollywood

ripped torn pirate flagLe propriétaire de la Tickbox TV, un appareil qui est alimenté par le célèbre lecteur multimédia Kodi est actuellement poursuivi en justice.

Il est accusé par les grands studios d’Hollywood avec Netflix et Amazon de violer les droits d’auteur.

Le propriétaire s’est déjà exprimé sur cette plainte. Il a ainsi fait savoir qu’il travaillait de manière légale.

Et que son service fonctionnait lui aussi complètement légalement. Cependant, les industriels du divertissement ne le voient pas du tout du même œil. Ils viennent d’apporter leur réponse de manière musclée. Ils contredisent bien évidemment de telles affirmations.

Tickbos pris dans une bataille judiciaire

Les boites de streaming piratées sont de plus en plus populaires. Et bien évidemment ça dérange pas mal d’industriels du divertissement.

Les boîtes Kodi détournées sont ainsi devenues petit à petit leur principale préoccupation. Utilisées avec un VPN comme NordVPN, Hidemyass ou VyprVpn elles offrent des possibilités incomparables. 

Et si de telles box sont complètement légales en soit, les vendeurs expédient parfois leur box avec des extensions et autres addons qui changent complètement la donne. Les appareils deviennent alors de véritable machine à piratage.

Ainsi d’après l’Alliance pour la Créativité et le divertissement (ACE), partenariat se composant de grands studios hollywoodiens auxquels s’ajoutent Netflix et Amazon et d’autres sociétés, Tickbox est un mauvais élève. Un parfait exemple de la « piracy 3.0 ».

L’année dernière l’ACE a ainsi déposé une plainte contre la compagnie située en Géorgie. Cette société vend des boitiers décodeurs qui offrent la possibilité à ses utilisateurs de lire un grand nombre de médias populaires.

Les appareils en question, Tickbox TV, utilisent le logiciel Kodi. Mais les box sont également accompagnées d’instructions pour que les utilisateurs puissent ajouter divers modules et autres annexes complémentaires.

Pour la ACE, ces appareils sont tout simplement de superbes machines dédiées au piratage. Des outils qui permettent à ses utilisateurs de diffuser du contenu en enfreignant le droit d’auteur. Le groupe ACE a donc demandé au tribunal une injonction permanente.

On peut lire qu’il s’agit de retirer tous les ajouts contrefaits présents sur les appareils qui ont déjà été vendus. Mais aussi que ce commerce cesse au plus vite

Tickbox s’est présenté comme étant complètement innocent. La société a ainsi présenté sa box comme un petit ordinateur comme un autre. Quelque chose qui serait donc parfaitement légal !

Ainsi du point de vue de Tickbox, ils n’ont absolument rien à voir avec les thèmes  contrefaits que les utilisateurs de leur box peuvent, s’ils le souhaitent, sélectionner. Ces thèmes contiendraient ainsi plusieurs addons qui seraient directement liés à du contenu illicite.

Bien évidemment une telle explication ne plait et ne convainc pas du tout les grandes compagnies de cinéma. Ces dernières viennent de transmettre leur réponse à la Cour la semaine dernière. Elle est cinglante.

La réponse des industriels du cinéma

D’après les industriels du divertissement, Tickbox minimise délibérément son propre rôle dans cette affaire. En effet, d’après les membres de l’ACE c’est bien la société qui a volontairement décidé de rendre ces thèmes accessibles via leur box.
On peut ainsi lire dans la réponse :

« Tickbox affirme faussement que les « Thèmes » présents sur les appareils Tickbox n’ont rien à voir avec eux. Mais en réalité, c’est Tickbox qui a choisi délibérément quels thèmes intégrer dans son menu !

C’est également Tickbox qui effectue les mises à jour automatiques des logiciels sur les Tickbox TV que la compagnie a vendu à ses clients. »

Les industriels du divertissement contestent également l’argument selon lequel Tickbox n’induit pas à la violation du droit d’auteur. L’excuse que leur appareil n’est qu’un « simple petit ordinateur » ayant de nombreux usages légitimes ne tient pas la route !

En effet, il ne s’agit pas de savoir si la Tickbox héberge ou exécute des flux pirates à travers leurs serveurs mais bien de l’utilisation qui est prévue et surtout promue par la société Tickbox.
On peut ainsi lire, toujours dans cette même réponse :

« La responsabilité de Tickbox découle en réalité de la publicité et de la promotion que la société fait de son produit. Elle le présente clairement comme un outil illicite.

Elle met en avant la conception et l’inclusion d’un logiciel sur sa box qui encourage et permet l’accès à des flux qui proviennent de sources tierces. Sources évidemment illicites. »

Contrairement aux affirmations de Tickbox, l’ACE démontre qu’il existe en réalité de nombreux parallèles et points communs avec les précédents cas historiques du même genre. Et y compris avec Grokster et Fung (isoHunt)

Comme les avocats de l’ACE l’expliquent, le site internet isoHunt ne stockait ni ne violait pas le matériel. Le site n’était pas non plus crucial dans l’écosystème du piratage via le protocole P2P.

Cependant, il a été reconnu responsable car les opérateurs du site ont volontairement facilité les activités qui portaient atteintes au droit d’auteur. Et d’après l’ACE, c’est exactement ce que fait aussi Tickbox.

Selon eux, Tickbox va même plus loin. La société « rivalise » directement avec les services légitimes. La société affirme ainsi aux clients qu’ils peuvent accéder au même contenu que celui distribué par les distributeurs légaux.

Mais qu’il y accéderont complètement gratuitement ». Les « clients » [de la Tickbox] vont alors se rendre compte qu’ils n’ont nullement besoin de ces onéreux abonnements. 

Par conséquent, les compagnies de cinéma demandent donc au tribunal d’émettre l’injonction en question. Ils souhaitent que tous les appareils Tickbox soient saisis.

De plus, Tickbox devrait via ses mises à jour retirer les addons contrevenants des appareils que la société à déjà vendus.

Tickbox a déjà affirmé qu’une telle pratique obligerait l’entreprise à « pirater » la box de leur client. Cela les forcerait à supprimer du contenu. Pour l’ACE, il s’agit en réalité d’une mise à jour simple. Rien de différent aux autres mises à jour effectuées par le passé.

« L’injonction que nous proposons obligerait simplement Tickbox a faire ce qu’elle prétend avoir fait sans aucun enthousiasme et de manière complètement inefficace. A savoir enlever les builds de Kodi chargés d’addons illicites » explique l’ACE.

« Comme le démontre les propres mises à jour logicielles de la Tickbox TV, la société Tickbox a parfaitement les moyens et la capacité de changer facilement et à distance les options mises à disposition des utilisateurs et auxquelles ils peuvent accéder sur leur appareil. »

C’est maintenant au tribunal de Californie de décider qui a raison ou non. Les arguments des deux parties semblent aux premiers regards tous tout à fait légitimes.

Et la décision ne sera sans aucun doute pas facile à prendre. Mais ce cas peut être extrêmement important car il pourra déterminer de nombreuses actions par la suite.

L’ACE a également déposée une plainte contre la Dragon box. Cela ne fait donc aucun doute, la coalition est plus que déterminée à faire le nécessaire pour que ces appareils soient retirés du marché !

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