VPN et proxy bientôt interdits en Russie

open security lock on computer keyboard - computer security breach conceptLe gouvernement prépare une nouvelle offensive à grande échelle au niveau de la censure internet. Cette fois-ci ce sont les VPN et autres techniques de contournement comme les proxy qui sont menacés.

Si ce genre de services sont en effet utilisés pour accéder à des sites bloqués, ils pourraient être à leur tour interdits.

Service d’anonymisation et également moteur de recherches pourraient être concernés par ces mesures…

Une situation qui s’aggrave en Russie

Petit à petit, la Russie devient un leader mondial… des blocages de sites sur internet ! Bien triste record. Des dizaines de milliers de ressources sont désormais bloquées dans le pays à cause de violations aux droit d’auteur et autres motifs.

Bien évidemment nombre de citoyens russes ne sont pas d’accord avec ce genre de restrictions. Ils passaient donc par un VPN et autres services du genre pour contourner le blocage des FAI.

Comme en Occident, ils utilisaient donc des VPN, des proxy, des sites miroirs ou encore  le réseau Tor pour accéder au site voulu.

Les autorités Russes sont donc en train de travailler sur une nouvelle législation. L’objectif : interdire les services qui permettent de contourner les blocages mis en place. Selon un journal local, Vedomosti, un nouveau projet de loi particulièrement contraignant est à l’étude.

Nouveau porjet de loi qui interdit les VPN, proxy, etc.

L’idée de la Russie, c’est d’interdire tous les moyens qui permettent de contourner les blocages approuvés par Roskomnadzor.

Ça veut dire que si un VPN comme Hidemyass, VyprVpn ou NordVPN débloque par exemple l’accès au site Rutracker actuellement bloqué, qu’il sera en train d’enfreindre la loi. Par conséquent le site en question se trouvera à son tour sur la liste de sites interdits en Russie.

D’après le journal d’information ce projet de loi aurait été confirmé par un fonctionnaire fédéral et différents fournisseurs d’accès à internet.

Les aspects techniques de ce projet de loi auraient été formulés par des avocats du MCU (Union des Médias de Communication). Il s’agit d’un groupe de commerce rassemblant les plus grands médias du pays.

Le projet de loi souhaite en réalité pouvoir contrôler VPN et autres services de proxy. Si ces derniers acceptent d’interdire l’accès aux sites inscrits sur la liste noire, ils pourront restés actifs. Ils n’auront alors aucun problème avec la justice.

Mettre en place une sorte de censure va faire perdre en crédibilité à ce genre de service. A plus forte raison à ceux qui affirment ne pas contrôler le trafic de leurs clients.

Comme nous l’avons signalé un peu plus haut, les moteurs de recherche pourraient également être concernés par ces interdictions.

Les autorités russes souhaitent en effet que les liens vers des sites interdits disparaissent dans les résultats de recherche. Elles estiment que de tels résultats incitent les utilisateurs à accéder à du matériel interdit.

Le nouveau projet de loi aurait ainsi un nouveau cadre législatif qui forcera les moteurs de recherche à supprimer ces liens. Si ce n’est pas fait, attention.

Une amende allant jusqu’à 12 400 $ par infraction serait envisagée. Il s’agit donc d’une question prioritaire pour des sites comme Google ou encore Yandex, le moteur de recherche local.

Un porte-parole de Yandex a ainsi déclaré : « Nous pensons que reporter la responsabilité sur les moteurs de recherche est superflue ».

« Même si la référence à un site interdit apparaît dans les résultats de recherches, ça ne veut pas dire que l’utilisateur y a accès si un blocage préalable es est mis en place par les FAI ou autres » a-t-il poursuivit.

Cette semaine, le projet de loi a été discuté lors du Forum Internet Russe. L’objectif officiel de ce projet de loi est de lutter contre le piratage. Mais pour beaucoup, cette nouvelle législation remet en cause les droits des internautes.

« Nous sommes bien évidemment contre la diffusion de contenus illégaux. Mais la loi ne doit pas porter atteinte aux droits d’accès à l’information et aux libertés des citoyens » a expliqué Sergey Grebennikov, Directeur du Centre Régional des Technologies Internet.

Il existe effectivement une « zone grise » utilisée pour mener des activités illégales et diffuser du contenu illicite via un VPN ou un proxy.

Mais ça ne veut pas dire que les utilisateurs légitimes doivent eux aussi en souffrir. Il faut également souligner que la loi ne va pas porter atteinte aux internautes qui utilisent par exemple un VPN pour bénéficier d’une connexion sécurisée » conclut Grebennikov.

C’est super rassurant…

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