Sites de torrent, nouveau blocage en France !

Statue of justiceL’industrie de la musique en France ne cesse de mettre la pression sur les sites de torrent.

Les ayants droit ont premièrement réussi à obtenir le blocage de The Pirate Bay.

Désormais, ils ont réussi à obtenir le blocage de LimeTorrents, TorrentReactor, TorrentHound, et TorrentFunk. Deux de ces sites de torrent sont déjà fermés.

Les sites de torrents en danger ?

En Europe, le blocage de l’accès aux sites de torrent est de plus en plus utilisé par les ayants droit afin de lutter contre le piratage.

Cette stratégie s’applique bien évidemment en France. Ça fait maintenant deux ans que The Pirate Bay est interdit dans l’Hexagone. Il s’agissait du premier site à être la cible d’une telle mesure répressive, mais pas le dernier.

Ce week-end, la Société civile des producteurs phonographiques ou SCPP a obtenu le blocage de quatre nouveaux sites de torrent et une douzaine de proxy qui leurs sont rattachés.

Les FAI doivent en interdire l’accès. Les sites en question sont LimeTorrents, TorrentReactor, TorrentHound, et TorrentFunk.

Visiblement cette décision de justice a été prise depuis plusieurs mois déjà mais elle vient d’être rendue publique seulement maintenant.

Une répression vraiment efficace ?

On peut ainsi lire sur l’ordonnance judiciaire que les dits sites de torrent aident les internautes à accéder à des œuvres protégées sans aucune autorisation des ayants droits.

Pour la justice, cette aide est incontestable car le terme « torrent » présent dans le nom même des sites fait référence au téléchargement illégal.

Cette manière de voir est en réalité plutôt discutable car bien des torrents sont échangés de manière légale. Cette généralisation est donc toute relative.

Free a déclaré que la mise en place d’un tel blocage représentait en réalité une mesure inefficace. En effet, il suffit pour les internautes de passer par un VPN  comme Hidemyass, NordVPN, VyprVpn pour contourner cette restriction.

Un VPN permet de changer d’adresse IP et par conséquent le blocage du site peut être contourné. Si le tribunal a reconnu que cette mesure n’était pas la panacée, la justice française estime tout de même qu’il s’agit là d’un des seuls outils disponibles actuellement.

Une précision est tout de même faite dans le jugement. C’est aux ayants droits de prendre le blocage des sites de torrent à leur charge. Ce sont eux qui en bénéficient, ce sont donc eux qui doivent payer.

Et bien évidemment cette dernière décision n’est pas du goût de la SCPP qui va faire appel.

La dépense sera de toute manière un peu moins onéreuse car deux des quatre sites de torrent n’existent plus. TorrentReactor et TorrentHound ont en effet mis les clés sous la porte il y a quelques mois.

Quant à TorrentFunk, il a lui aussi disparu depuis quelques jours. Actuellement seul LimeTorrents est toujours véritablement actif.

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