La censure internet malaisie progresse

Petronas Towers, also known as Menara Petronas is the tallest buildings in the world from 1998 to 2004.La Malaisie est sur le point de se convertir en un nouveau pays où internet sera drastiquement censuré, la censure internet malaisie augmente en effet à vitesse grand V.

En début d’année c’est le site Medium.com qui héberge des milliers de bloggeurs tout autour de la planète qui a été interdit.

La raison de cette censure ? Le site hébergeait des informations relatives au « Sarawak Report », le nouveau scandale qui met en évidence la corruption au sein du gouvernement de Malaisie.

Sarawak Report  à l’origine de la censure internet malaisie

Le Sarawak Report relate en détail comment des millions ont été dérobé par le gouvernement malaisien. Comme Médium.com n’a pas répondu aux demandes du pouvoir pour retirer ces contenus, il a simplement été censuré dans son ensemble par les autorités locales.

Le gouvernement a en effet estimé que bloquer le site dans son intégralité était la manière la plus efficace et la plus simple pour empêcher aux voix dissidentes de s’y exprimer. Ils ne font pas de détail.

Pour accéder au site et contourner le blocage du site Medium.com et de manière plus générale la censure internet malaisie les internautes doivent donc passer désormais par un fournisseur de VPN comme Cyberghost, VyprVpn, NordVPN.

Un VPN grâce à son réseau de serveurs à l’international permet en effet de contourner toute forme de censure tout en protégeant ceux qui utilisent cet outil.

En changeant son adresse IP et en ayant toutes les données personnelles cryptées, l’internaute peut en effet contourner toutes les restrictions géographiques et comme il ne peut plus être identifié, il n’a rien à craindre non plus.

Une censure en voie de développement

Le gouvernement de Malaisie souhaite désormais accentuer plus encore son emprise sur la toile. Le pouvoir actuel veut en effet voter une loi des plus liberticides qu’il soit.

L’un des aspects de cette nouvelle législation concerne la responsabilité direct des sites et entreprises vis-à-vis de leurs utilisateurs. Autrement dit, un site serait tenu responsable des propos qui y sont publiés.

Concrètement, cela signifie que si un internaute émet par exemple une critique du gouvernement via Twitter, c’est Twitter qui sera tenu responsable et c’est le site dans son ensemble qui peut être interdit si le pouvoir le décide ainsi.

Un tel abus de pouvoir ne plait pas à tout le monde et heureusement différents groupes d’intérêt public luttent actuellement activement pour lutter contre l’approbation d’une telle législation. Mais de là à ce qu’ils soient pris en compte, c’est une toute autre histoire.

Si on s’intéresse aujourd’hui à la censure internet malaisie, il ne faut pas pour autant croire que ce pays soit une exception. La semaine dernière c’est au Maroc ou encore en Equateur que la censure gagnait du terrain.

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